société civile sprl

A R C H I T E C T E S

074 JOAILLERIE WELTER

Objet 

Lieu 

Maitrise d'Ouvrage

Statut

 

Surface

Eclairage  

Photographie

Aménagement d'une joaillerie 

1, rue Royale - 4900  Spa (Belgique) 

Privée

Livré en  Août 2010

110 m²

Jacques Fryns

Nicolas Bomal

Description du projet 

Le projet se situe au centre de Spa, à l’entrée de la rue principale, en face du Pouhon Pierre Legrand. Le bâtiment a fait l’objet d’une rénovation lourde suite à un incendie.

Le Maître de l’ouvrage a fait l’acquisition du rez-de-chaussée et du premier étage. Les deux espaces ne communiquaient pas. Le programme est l’installation d’une bijouterie-joaillerie et d’un atelier de confection et de réparation de bijoux.

Le projet propose la mise en place d’un décor calme et serein pour la mise en évidence des pièces précieuses.

La volumétrie est simplifiée. La palette des couleurs est limitée à une dichotomie noir et blanc. Le volume de la salle de vente du rez-de-chaussée est strictement redéfini par une série de plans verticaux composés sous la forme de façades intérieures.

La graphie de ces façades est déterminée par la succession de zones opaques abritant les armoires de rangement, de zones transparentes pour les l’exposition des bijoux et de zones semi-transparentes au droit des fenêtres donnant sur l’extérieur. Cette semi-transparence est obtenue par des panneaux ajourés montés sur des quincailleries de type “à guillotine”. La lumière du jour est ainsi tamisée et une certaine intimité s’installe.

Le sol est couvert d’une confortable moquette noire qui remonte généreusement en plinthe. Le panneautage des façades intérieures et les mobiliers sont peints en blanc. Les vitrines intérieures et extérieures sont éclairées par des luminaires LEDs RGB qui permettent une variation des tons de la lumière et ce, afin de s’adapter au type de bijoux exposés.

Une gorge lumineuse continue entre la façade et le plafond souligne la géométrie globale et donne de la profondeur à l’ensemble. De la moquette, émerge un socle en béton peint en blanc sur lequel se pose un escalier hélicoïdal en acier laqué blanc.

L’escalier est volontairement dépouillé afin de limiter son impact visuel dans l’espace. La rampe est supportée par des balustres surgissant du plafond, ce qui dégage la partie basse de l’escalier. L’escalier mène à une salle de vente plus intime à l’étage, sa présence est renforcée par un  cercle lumineux au plafond. Cette pièce est également habillée de noir au sol et de blanc aux murs.

En façade, les châssis des trois vitrines principales s’insèrent franchement et sans fausse modestie parmi le décor Belle Epoque. La largeur des châssis, conséquence d’une série d’impositions techniques, renforce l’effet de cadrage des vitrines.